C dans l'air du 21 septembre : Gilets jaunes, climat : des violences... et une convergence ?

C dans l'air du 21 septembre : Gilets jaunes, climat : des violences... et une convergence ?

En ce samedi 21 septembre, trois rassemblements ont pris place dans les rues de Paris : la marche pour le climat, l’acte 45 des Gilets Jaunes et la manifestation contre la réforme des retraites organisée par FO. Les autorités, qui craignaient des débordements voire des violences comme à une certaine période de la mobilisation des Gilets Jaunes, ont déployé pas moins de 7.500 membres des forces de l’ordre dans la capitale. Les manifestations avaient également été interdites dans une bonne partie de la ville.

La marche pour le climat et la justice sociale est partie à 14h du jardin du Luxembourg en direction du parc de Bercy. Cette marche fait suite à la mobilisation historique pour le climat qui a lieu vendredi dans le monde entier, avec pas moins de 800 actions dans 163 pays, selon le bilan établi par l’ONG 350.org. Si cette journée a  été peu suivie en France, la marche de ce 21 septembre était attendue comme un moment fort par les militants écologistes.

En parallèle, l’acte 45 des gilets jaunes était prévu pour ce samedi aussi. Les rassemblements ont été rapidement dispersés par la police ce matin. En début d’après-midi, une partie des gilets jaunes a rejoint la marche pour le climat, qui a aussi vu les blacks-blocs se mêler au cortège, ce qui a provoqué sans surprise des affrontements avec les forces de l’ordre. A 14 heures, les diverses manifestations parisiennes avaient déjà fait l'objet de 123 interpellations par les forces de l’ordre, et de 174 verbalisations dans les secteurs interdits.

Emmanuel Macron avait pourtant appelé au calme vendredi soir. « C'est bien que les gens s'expriment (...) il faut que cela puisse se faire dans le calme. J'appelle chacun à ce que cela puisse se faire en bonne intelligence, en concorde et dans le calme pour que nos plus jeunes et nos moins jeunes puissent visiter les bâtiments, en profiter », a déclaré soir le président de la République, en faisant référence aux Journées du Patrimoine.

La manifestation, ou la marche, n’est toutefois plus la seule forme d’action pour les militants, et les militants écologistes en particulier. Depuis plusieurs mois, ces derniers multiplient les actions de désobéissance civile, tels que les décrochages de portraits du président de la République dans les mairies. Ce mouvement est né le 21 février en réponse au manque de réaction d’Emmanuel Macron face à la pétition pour le climat baptisée l’Affaire du siècle. Lundi, une décision de justice plutôt inattendue est venue donner une portée nouvelle à ces actions. Un juge du tribunal correctionnel de Lyon a relaxé deux militants poursuivis pour avoir décroché un portrait d’Emmanuel Macron en février dans une mairie d’arrondissement à Lyon, en invoquant « l’état de nécessité » et le « motif légitime » de leur action.

Ce samedi de mobilisation marque-t-il le début d’une nouvelle vague de contestation ? Par quels moyens les militants de la cause écologiste ont-ils le plus de chance de se faire entendre ? La désobéissance civile peut-elle devenir la nouvelle norme ?

Invités

Emmanuelle ANIZON, grand reporter à « L’Obs »

Nicolas CHAPUIS, journaliste reporter au « Monde », chargé de la rubrique police-justice

Cecile CORNUDET, éditorialiste au journal « Les Echos »

Brice TEINTURIER, directeur général délégué de l’institut de sondages Ipsos

 

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